Air et pollution

L'air et la pollution

Des solutions sont envisageables et doivent être évaluées

La stabilisation des émissions des GES coûterait entre 0,2 % et 3 % du produit intérieur brut mondial (PIB) à l'horizon 2030. Pour tenir l’objectif de 2 °C de réchauffement climatique, les émissions de dioxyde de carbone doivent être réduit de 50 à 85% d'ici à 2050. Pour y parvenir il faudrait allier stratégies d’atténuation, d’adaptation et de développement technologique :

Production d’énergie : il s’agirait de générer de nouveaux investissements dans les pays en développement, et pour améliorer les infrastructures dans les pays développés,

Transports : il faudrait réaliser des économies de carburant, recourir à des alternatives aux énergies fossiles et favoriser un changement de modes de transport

Types de comportement : il importe de changer les modes de consommation en favorisant les produits moins impactant sur l’effet de serre, et de choisir des activités récréatives moins polluantes…

Politiques : elles devraient inciter à des actions d’adaptation et de soutien, par des contributions financières, des crédits de taxe, l’établissement de normes.

Et dans notre région ?

Selon un rapport réalisé pour le WWF (World Wildlife Fund) une augmentation globale des températures moyennes de 2°C pour la période 2031-2060 conduirait à une augmentation locale dans la Région Méditerranéenne comprise entre 1 et 3°C. L’intérieur des terres serait plus touchée que les côtes. Les périodes caniculaires (où la température excède 35°C) s’allongeraient de six semaines. Le sud de la Méditerranée serait menacé par les feux de forêt quasiment toute l'année. Le réchauffement du Nord de l’Europe encouragera les habitants à y demeurer l’été, la saison touristique sur le bassin Méditerranéen serait décalée vers le printemps et l’automne.

Lutter contre la pollution photochimique en région PACA : bénéfique aussi pour la planète

L’ozone troposphérique constitue le 3ème des gaz par ordre d’importance en terme de forçage radiatif après le CO2 et le CH4). La lutte contre la pollution photochimique (par diminution des précurseurs) au niveau local est donc bénéfique non seulement à l’échelle de la région PACA (l’une des régions européennes la plus polluée en ozone) mais également à une échelle bien plus vaste en diminuant la quantité des gaz à effet de serre.